Qu’est-ce que le Growth Hacking et quelles sont les particularités de cette technique de marketing ?

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Importé des Etats-Unis et déjà fort utilisé dans les startups, le Growth Hacking est devenu en quelques années un véritable phénomène.

Mais en quoi consiste réellement cette technique de marketing et quelles sont ses méthodologies ? Qui sont ces entreprises qui créent des « Hacks » pour augmenter leur croissance?

Technofutur TIC organisait une conférence pour amener des éléments de réponse à ces questions avec 3 experts et acteurs du Growth Hacking en Belgique.

Petit récapitulatif de la soirée et quelques éléments clefs à retenir.

Comment définir le Growth Hacking ?

Le Growth Hacking consiste à élaborer des techniques créatives pour développer la croissance des entreprises aux idées innovantes.

On distingue 3 caractéristiques propres à cette technique de marketing :
L’utilisation ingénieuse des nouvelles technologies dans la stratégie d’acquisition de trafic et de clients.
L’automatisation des process grâce aux nouvelles technologies (dans la limite du possible). Cela permet de gagner du temps et de l’argent.
L’analyse des résultats des actions menées qui permet d’adapter sa stratégie et la création de nouveaux leviers d’acquisition.

Quelques techniques utilisées en Growth Hacking

Lors de sa présentation, Augustin Heuninckx, fondateur de la société Right Brain, a mentionné plusieurs pratiques utilisées par les Growth Hackers :

Le SEO qui permet, en se positionnant sur les bons mots clés, de générer un trafic continu sur le long terme.
Le blogging d’entreprise qui permet également de générer du trafic si le contenu écrit est pertinent pour le public ciblé. Dans cette optique, le guest blogging est très efficace. Ecrire en tant qu’invité sur le site d’un autre bloggeur permet de renforcer sa crédibilité, de générer du trafic mais aussi de créer des backlinkings pour votre site Internet.
Les interventions sur les forums qui permettent de montrer son expertise dans différents domaines et de générer indirectement du trafic.
La création de partenariats avec d’autres entreprises et des influenceurs dans votre secteur d’activité. Le but est qu’ils partagent vos articles afin d’augmenter la portée de vos publications (on sait avec les algorithmes de Facebook et Twitter que plus une publication est partagée, plus elle apparaît sur le fil d’actualité d’autres personnes).
L’incitation aux partages. Il faut trouver un moyen pour convaincre vos clients de partager votre offre pour faciliter le bouche à oreille digitale. Qui peut mieux vous convaincre d’acheter un produit qu’un de vos contacts ?
DropBox a notamment utilisé cette technique en proposant de l’espace de stockage gratuit supplémentaire lorsqu’on invitait des amis à rejoindre la plateforme DropBox.

Example de Growth Hacking par Dropbox

Le cas de Freedelity, startup belge qui a réussi grâce à des techniques innovantes

Sébastien Buysse, co-fondateur de Freedelity, était aussi l’invité de cette conférence. Sa startup utilise la carte d’identité comme carte de fidélité dans les magasins de retails (notamment utilisé par MediaMarkt).

Son discours était intéressant car il a présenté concrètement les techniques qu’il a utilisées pour le développement de sa société. Les opérations qui ont réussi mais aussi celles qui ont échoué.

« N’ayez pas peur de vous planter » dit-il, une phrase qui prend tout son sens avec le Growth Hacking. Analyser les actions menées, comprendre ce qui n’a pas fonctionné, trouver de nouvelles techniques innovantes, répéter.

Personnellement, j’ai retenu 2 techniques qu’il a utilisées pour son entreprise :

L’envoi automatique d’un E-mail personnalisé après l’inscription au programme de fidélité. Dans cet E-mail, un simple merci mais aussi le logo de Freedelity et un lien vers leur site web. Ils sont partis du principe que les patrons de commerces étaient aussi consommateurs. Du coup, si ces derniers entraient en contact avec le concept en tant que consommateur et qu’ils l’aimaient, ils n’avaient qu’à contacter Freedelity pour implanter le système dans leurs commerces.
– La modification du code de Asterisk (logiciel open source pour créer des applications de communication). Ils ont créé une application qui permet d’automatiser l’appel de leurs prospects pour leur proposer leur produit.

Sébastien a bien insisté sur le fait que l’utilisation de ces technologies est un moyen et non un but, c’est pour arriver aux objectifs que l’entreprise s’était fixé qu’il a mis en place ces « Hacks ».

Le Growth Hacking, une attitude à avoir

J’ai beaucoup aimé le discours décontracté du dernier intervenant de cette conférence : Stefan Ifrim, dirigeant de la société belge Frimgle.

C’est d’abord dans son approche qu’il m’a séduit «tout est sur Google». En effet, qui a dit qu’il fallait faire 5 ans d’études pour devenir Growth Hacker ? Internet regorge de ressources pour apprendre sur le sujet et il ne nous reste plus qu’à les expérimenter.

Car c’est bien dans la pratique qu’on apprend. Stefan nous a présenté sa méthodologie basée sur des «sprints» qui consiste à tester l’efficacité de 3 types de hacks durant 2 semaines.

Des hacks destinés à l’acquisition de trafic, l’utilisation du produit et à l’achat du produit. Ensuite on analyse les résultats des actions, on se focalise sur ce qui marche, on oublie le reste et on recommence. Au vu des résultats déjà obtenus avec cette méthode, cela peut augmenter considérablement le taux de conversion de vos campagnes marketing.

Conclusion

Quand on pense Growth Hacking, on pense souvent bots, développeurs et codes. Au final, c’est bien plus un mouvement marketing qui prône la créativité et la bonne utilisation des nouvelles technologies pour arriver aux objectifs de croissance de son entreprise.

Je terminerai par 2 conseils qui illustrent bien l’idée du Growth hacking et de la conférence :

« Avant de penser à l’automatisation d’un process, il faut le tester manuellement pour voir s’il est efficace et si ça vaut la peine de l’automatiser » – Stefan Ifrim.

« Au début, il n’est pas nécessaire de coder, utilisez les outils déjà disponibles et adaptez-les à votre business si c’est pertinent » – Sébastien Buysse.

N’hésitez-pas à me laisser un commentaire avec vos remarques sur l’article, que vous ayez ou non participé à la conférence !

Crédit image: Business 2 Community

 

À propos de l'auteur

Passionné par la communication web et les nouvelles technologies, j'écris chaque semaine des articles destinés au développement des projets online.

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